Sur le CAID
Lors de la création du CAID, beaucoup de seniors n’avaient jamais eu de contact avec l’informatique. Il y avait dès lors un public intéressé, à des titres divers (contacts, photo, documentation, etc.), à utiliser la nouvelle technologie. C’est donc ce besoin qui a permis la fondation puis le développement du CAID.
Aujourd’hui en revanche, tout le monde, jeunes et vieux, a besoin de compétences numériques. Les différences intergénérationnelles dans ce domaine se sont atténuées. Car peu échappent, dans la vie courante, à la nécessité d’utiliser les outils “techniques relationnels” que leur offre la société (administration, commerce, culture,,etc.). Certains se contenteront de compétences basiques et s’en trouveront bien. D’autres, peut-être par jeu, iront plus loin et voudront augmenter leur maîtrise de ces outils qui se développent sans cesse (pensons à l’IA).
Mis à part ceux qui, par hobby ou professionnellement, auront acquis les formations nécessaires, tous pourront avoir besoins un jour ou l’autre d’aide et de conseils informatiques. Et pour cela, dans l’ordre logique, il y aura l’entourage immédiats (ici par exemple citons l’importance des petits-enfants), les professionnels rémunérés et peut-être par chance un club spécialisé comme le CAID.
Mais un club, spécialisé sur une seule matière comme l’informatique, ne saurait tenir dans la durée sans une dynamique relationnelle. C’est par la possibilité de contacts sociaux continus (surtout indispensables aux personnes âgées souvent isolées par le vie) que s’agrègent les membres d’un club. Et ces contacts sociaux ne sauraient se limiter à des discussions techniques sur l’informatique. De telles discussions sont même parfois un simple prétexte à l’adhésion au groupe spécialisé. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir si et dans quelle mesure cet intérêt pour des contacts sociaux est présent chez les participants aux autres activités de Pro Senectute (groupes de marche, balades à vélo, gymnastique,etc.).
Le CAID, une goutte d’eau dans un océan de méconnaissance. Il faut rester modeste. Les 250 membres cotisants ne représentent à peine (soyons optimistes) qu’environ 10% de la population de seniors de la région! Certains de ces membres se contentent (merci à eux) d’être cotisants.Un quart d’entre eux participent (et encore parfois épisodiquement) aux activités proposées. Et la proportion des actifs, prêts à partager leurs compétences dans le domaine informatique, peut être estimée à 10%. Cette réalité n’est pas particulière au domaine du numérique. Entre ceux qui pourraient (devraient?) être intéressés par la matière, ceux qui font un premier pas (adhésion passive), ceux qui se lancent à titre personnel en assistant aux activités proposées et ceux qui s’engagent en se mettant à disposition pour agir, les proportions ne devraient pas être très différentes dans d’autres domaines de la vie sociales. Pensons actuellement aux difficultés accrues de renouvellement des membres des associations.